Addictions


L’addiction se caractérise par la dépendance, c’est-à-dire l’impossibilité répétée de contrôler un comportement et la poursuite de ce comportement en dépit de la connaissance des conséquences négatives. Il existe des conduites addictives avec produits (tabac , certaines drogues : cannabis, cocaïne, héroïne, ecstasy, alcool, médicaments psychotropes : qui agissent sur le psychisme et modifient l’état de conscience comme les antidépresseurs, anxiolytiques, ou les stimulants comme les amphétamines…) ou sans produit (workaholisme, jeu pathologique et cyberdépendance notamment).


En milieu professionnel, il faut s’interroger sur ce que ce « dopage au quotidien » décrit par Michel HAUTEFEUILLE, addictologue, révèle. Aide-t-il à apaiser une souffrance, à mieux faire face à une tension, à atteindre la performance dans des conditions qui se dégradent ? On prête en effet, dans un premier temps, à ces différentes substances des effets positifs, notamment sur la convivialité (pots), la concentration et la lutte contre le stress.


C’est pourquoi certains spécialistes en associent la prise, au-delà de l’appétence pour le produit, et de possibles raisons personnelles, aux situations de travail et contraintes professionnelles. En consommant la substance, le salarié cherche à décompresser, à mettre ses problèmes à distance, à « suspendre » le temps, à se désinhiber, à se concentrer, etc. On serait face à une sorte d’automédication, vécue comme une condition de l’adaptation sociale, avant qu’elle devienne une source potentielle d’exclusion.


Jusqu’à quel point l’entreprise doit-elle se sentir « responsable » (Code du travail), impliquée, concernée par cet état de dépendance dont on sait qu’il ne procède pas complètement de la vie au travail ? L’entourage, et notamment les collègues, savent rarement comment réagir, ils « couvrent » la personne, cette question restant considérée comme relevant du privé.


Pourtant, quelles que soient les raisons d’une conduite addictive, en plus de la question de la santé du salarié, si celui-ci n’est pas à même d’accomplir correctement sa tâche, s’il peut mettre en péril sa sécurité, celle de ses collègues ou plus largement celle d’autres personnes ou matériels, et si son intégration collective en est aussi compliquée, l’entreprise n’a plus à s’interroger. Elle a tout intérêt à prendre en compte ces risques, avec pour objectif de remonter le plus vite possible, en amont, vers une prévention véritable basée sur des messages collectifs, d’autant plus qu’elle peut aussi être mise en cause par la justice (jurisprudence).


 

Pour en savoir plus sur les addictions, consultez les dossiers et sites suivants :


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